Le coût caché du CO₂ dans les porcheries

L'impact de la mauvaise qualité de l'air sur la santé, la productivité et la rentabilité des porcs

Saviez-vous que les niveaux élevés de CO₂ à l'intérieur des porcheries n'ont pas seulement une incidence sur la qualité de l'air, ils réduisent discrètement vos profits ? Le dioxyde de carbone (CO₂) est souvent négligé dans la gestion de la ventilation, mais il peut avoir un impact significatif sur les performances des animaux, l'efficacité énergétique et même la santé des travailleurs. En raison du ralentissement des taux de croissance, de l'augmentation des coûts vétérinaires, de la réduction de l'efficacité alimentaire et de la fatigue du personnel, la mauvaise qualité de l'air dans les étables peut être étonnamment coûteuse.

D'où provient le CO₂ dans les porcheries ?

Dans les porcheries, le CO₂ provient principalement de deux sources :

  1. Respiration des animaux — Les porcs expirent naturellement du CO₂ dans le cadre de leur respiration normale. Plus il y a de porcs dans une étable, plus la concentration est élevée.
  2. Systèmes de combustion — Les appareils de chauffage au gaz utilisés pour le contrôle de la température peuvent apporter du CO₂ supplémentaire, en particulier si la ventilation est inadéquate.

Sans une circulation d'air adéquate, le CO₂ peut s'accumuler rapidement, en particulier pendant les saisons froides, lorsque les étables sont hermétiquement fermées pour conserver la chaleur.

Pourquoi les niveaux élevés de CO₂ sont importants

Bien que le CO₂ en lui-même ne soit pas toxique aux concentrations habituelles des étables, les concentrations supérieures à 3 000 ppm peut commencer à affecter la santé et les performances des animaux. Une exposition prolongée peut entraîner :

  • Disponibilité réduite d'oxygène, ce qui permet aux porcs de respirer plus rapidement et de consommer plus d'énergie.
  • Ralentissement des taux de croissance, car les porcs accordent la priorité à l'entretien plutôt qu'à la prise de poids.
  • Système immunitaire affaibli, augmentant la sensibilité aux infections respiratoires.
  • Changements comportementaux, comme une réduction de la consommation alimentaire ou de l'agitation.

Un taux élevé de CO₂ a également un impact sur les humains qui travaillent dans l'étable, entraînant de la fatigue, des maux de tête et une baisse de la concentration, ce qui peut réduire l'efficacité et la sécurité.

L'impact économique de la mauvaise qualité de l'air

Même des augmentations modérées de CO₂ peuvent éroder discrètement la rentabilité. Les producteurs remarqueront peut-être que :

  • Augmentation des coûts alimentaires par kilogramme de gain — car les porcs transforment les aliments de manière moins efficace.
  • Frais vétérinaires plus élevés — en raison de maladies respiratoires ou d'affections liées au stress.
  • Inefficences énergétiques — lorsque les systèmes de chauffage et de ventilation ne sont pas correctement équilibrés.
  • Productivité du travail réduite — car les travailleurs éprouvent de l'inconfort dans des environnements mal ventilés.

Ces pertes cachées peuvent s'accumuler au fil du temps, faisant de la gestion de la qualité de l'air une décision économique intelligente, et pas seulement une question de bien-être animal.

Surveillance et gestion des niveaux de CO₂

La technologie moderne facilite plus que jamais la surveillance et le contrôle de la qualité de l'air des étables. Systèmes de ventilation automatisés équipé de capteurs de CO₂, il peut ajuster le débit d'air en temps réel pour maintenir des conditions optimales.

Les principales stratégies sont les suivantes :

  • Entretien régulier de la ventilation pour garantir le bon fonctionnement des ventilateurs, des entrées et des filtres.
  • Équilibrer le chauffage et le débit d'air, en évitant la tentation de réduire la ventilation par temps froid.
  • Utilisation de détecteurs de CO₂ dans le cadre d'un plan de gestion environnementale complet.
  • Étalonnage périodique et enregistrement des données pour identifier les zones problématiques dans l'étable.

Trouver le juste équilibre

Une ventilation efficace ne consiste pas simplement à augmenter le débit d'air, mais à atteindre un équilibre entre la qualité de l'air, la température et la consommation d'énergie. Des systèmes bien conçus peuvent éliminer l'excès de CO₂, d'humidité et de poussière sans gaspiller de chaleur ni augmenter les coûts.

En se concentrant sur la gestion de la qualité de l'air, les producteurs peuvent constater des améliorations tangibles taux de croissance des porcs, efficacité alimentaire et état de santé général du troupeau — tout en créant un environnement de travail plus confortable.

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